Céramique : que suis-je ?

Le mot céramique vient du grec « keramos » qui signifie « argile » et de « keramicos » (céramique), il désigne l’ensemble des objets fabriqués à base d’argile et soumis à une cuisson à température élevée (900°/1100°). La céramique a fait son apparition dès l’époque néolithique sous forme de poteries. La poterie ou « la céramique domestique » est l’une des applications « utiles » de l’art céramique. « La céramique d’apparat », autre application de cet art, trouve sa fonction comme « indicateur » du haut statut social de son propriétaire.

 

La céramique ancienne a pris toute sa valeur dès lors qu’on l’a perçue comme un témoin artistique de l’histoire sociale, politique et économique des siècles passés. Elle reflète, effectivement, par les figures qu’elle dévoile non seulement les époques artistiques traversées mais se fait aussi le reflet de l’évolution sociétale.

 

La céramique regroupe toutes les productions de porcelaines, de faïences, de majoliques, de poteries et de grès produites aux travers des âges. Elle fut l’apanage de « Grands Hommes » et de tout temps convoitée.

 

Les chinois furent les premiers à produire « l’or blanc », « l’or des Princes », cette porcelaine translucide qui vite fut désirée de tous. C’est ainsi que François de Médicis (1541-1587), grand mécène et amateur d’art florentin, fut à l’origine des premières fabrications de porcelaines européennes à l’imitation de la Chine.

 

Anne de Montmorency, maréchal de France en 1522, grand maître de France en 1526 devient connétable en 1538. Il fut dans les années 1534-1535 chargé des affaires diplomatiques italiennes et notamment des négociations sur le sort du Duché de Milan. En 1535, il reçu en cadeau diplomatique, un service en majolique d’Urbino à décor de scènes mythologiques dont toutes les pièces portent son écusson.

 

Auguste le Fort, électeur de Saxe, roi de Pologne (1670-1733) dépensa une réelle fortune pour s’acheter des centaines de porcelaines extrême-orientales afin de décorer son « Palais Japonais » à Dresden.

 

Louis XV (1710-1774)dit le « Bien aimé », roi de France, était amateur des porcelaines de la manufacture de Vincennes-Sèvres à tel point qu’il en devint le propriétaire !

 

La marquise de Pompadour (1721-1764) « boulimique » de porcelaine  de Sèvres, était la meilleure cliente de cette manufacture.

 

Charles de Lorraine (1712-1780), gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1741 à 1780), beau- frère de l’impératrice Marie-Thérèse, possédait son propre atelier de décoration sur porcelaine appelé « laboratoire » qu’il avait fait installer dans le parc de son château de Tervuren. Là, de 1767 à 1780, une poignée de dessinateurs et peintres à sa solde, y décorèrent des porcelaines pour le simple plaisir du Prince.

 

Durant les 19ème et 20ème siècles, en créant leurs collections de céramiques, les Rothschild, Wallace, Pierpont Morgan, Frick… se sont érigés en dignes successeurs de ces Princes d’autrefois.

 

A l’heure actuelle, les plus grands musées internationaux présentent en leurs murs, des fleurons de la céramique ancienne de collection :

 

The British Museum, Londres.

The Victoria and Albert Museum,Londres.

The James de Rothschild collection at Waddesdon Manor.

Le musée du Louvre, Paris.

Le musée du château de Versailles.

Le musée de Sèvres, cité de la Céramique.

Le musée des Arts Décoratifs, Paris.

The Hillwood Museum and Gardens Foundation.

The Frick Collection, New York.

The J. Paul Getty Museum.

The Philadelphie Museum of Art.

Rijksmuseum Amsterdam

Les Musées Royaux d’Art et d’Histoire du Cinquantenaire, Bruxelles.

Musée Royal de Mariemont, Belgique.

Palais Topkapi, Istambul.

Laurence Lenne

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