Détail

VENDU


Origine : Chine, Compagnie des Indes
Epoque : vers 1735
Matière : porcelaine à pâte dure

Par ses courbes et la fantaisie de ses lignes les volutes des coquillages avec leurs enroulements, cette aiguière et son bassin sont les parfaits représentants d'un style, symbole de luxe, qui apparaît en France dès la Régence et se poursuit sous l'époque Louis XV : le style Rococo. Cet art ostentatoire, qui dans ce cas précis déstructure la forme classique et usuelle de l'aiguière pour aboutir à une oeuvre asymétrique un peu folle, sera supplanté par le style néo-classique caractérisé par un retour à l'Antique à partir de 1760.

Forme et usage de cet ensemble sont typiquement européens. A l'opposé : son décor qui figure un dragon dans des nues poursuivant la perle sacrée, tient son origine dans le pays du soleil levant. Ces objets de grand luxe sortis des fours de Jingdezhen en Chine étaient réalisés pour satisfaire la clientèle des Compagnies des Indes européennes. Ces porcelaines de Chine, sont les formes étaient commanditées par les européens, n'étaient donc destinés qu'à l'exportation et n'alimentaient pas le marché intérieur chinois.

Le décor de dragon dans des nues, emblème associé au "pouvoir de l'empereur de Chine", était très apprécié sur le vieux continent car il apportait notamment une note d'exotisme dans la décoration intérieure des palais, hôtels particuliers et demeures princières. N'oublions pas que le goût pour les "chinoiseries", déjà amorcé dans la deuxième moitié du 17ème siècle est très présent dans les décorations intérieures des riches demeures du 18ème siècle.

Une aiguière (bassin manquant) similaire se trouve dans les collections du Victoria and Albert Museum à Londres. Une aiguière et son bassin sont publiés par D. F. Lunsingh Scheuleer dans son livre dédié aux porcelaines de Chine dites de commande.

 

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Laurence Lenne

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