Détail

VENDU


Lieu: Gand et Bruges
Epoque: vers 1740.
Matière : argent et nacre

Tabatière en argent enserrant une plaquette en nacre signée du graveur gantois Norbertus Heylbrouck père ou fils.

Norbert Heylbrouck père serait né à Gand en 1700 (d'autres sources disent qu'il serait né vers 1670-1680) et décède à Bruxelles en 1762. Son fils Norbertus Franciscus (1734-1785) semble suivre les pas de son père et travail avec la même dextérité la gravure sur nacre. Le père serait actif à Gand à partir du début du 18ème siècle et cela jusqu'en 1749, ensuite à Bruges de 1749 à 1759 et enfin il travaillerait à Bruxelles de 1759 à 1762 année de son décès.

La signature en bas à droite N.H.F.G voulant probablement dire "Norbertus Heylbroeck Fecit Gent".

Dans la littérature spécialisée, les travaux du père et du fils sont souvent "confondus" ainsi que les informations générales sur ces deux artistes.

Le sujet allégorique figurant sur notre tabatière représente deux souverains portés par un char tiré par deux chevaux. Cette figuration s'apparente à une représentation allégorique glorifiant ces deux souverains. Le personnage masculin, vêtu d'une armure et les épaules couvertes d'une cape, tient à dextre un sceptre symbole du pouvoir. L'on observe à senestre une orbe (globe surmonté d'une croix).

A sa gauche, se tient un personnage féminin qui semble faire un signe de bénédiction de sa main droite. Derrière ses deux souverains l'on devine un écu armorié couronné ornant le dosseret du char. Au dessus des deux souverains, une trompette de la renommée sonne. Elle est accompagnée d'un aigle aux ailes déployées. Derrière le char, l'on observe des personnages la tête rasée suivant le char de façon soumise.
En avant plan, une dame agenouillée présente aux souverains une couronne fermée surmontée d'une croix ainsi qu'un sceptre. Il s'agit d'une couronne impériale. Dans l'angle inférieur gauche, notre regard est attiré par deux personnages. L'un des deux, l'air épouvanté et dominé, est allongé sur le sol et semble peu vêtu. Le second, sous les traits d'une femme aux cheveux montés en chignon, semble tenir dans ses bras : une couronne royale, une mitre, un sceptre ainsi qu'une orbe. Toutes ces observations nous portent à penser que nous sommes en présence d'une représentation allégorique d'un empereur du Saint Empire Germanique. En effet, l'empereur du Saint Empire Germanique portait la couronne impériale ainsi que la couronne royale. La présence de l'aigle impérial près de la renommée nous conforte dans cette idée. A cette époque, dans la première moitié du 18ème siècle, Charles VI est Empereur du Saint Empire Romain Germanique de 1711 à 1740. Il est aussi roi de Hongrie et de Croatie, roi de Bohème, roi de Sardaigne, roi de Naples, roi de Sicile, archiduc d'Autriche (de 1711 à 1740), duc de Milan, duc de Brabant...
A son décès, il est remplacé par Charles VII de 1742 à 1745. En 1745, Charles VII décède et laisse la place à Marie Thérèse d'Autriche, fille du défunt Charles VI, qui devient impératrice du Saint Empire Germanique et par conséquent son mari François III de Lorraine devient Empereur de ce même empire (sous le nom de François premier).
Les deux souverains gravés sur notre plaquette de nacre sont probablement soit l'empereur Charles VI et son épouse Elisabeth Christine de Brunswich ...soit l'empereur François Ier et son épouse l'impératrice Marie Thérèse d'Autriche...


 

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Laurence Lenne

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